Plénitude Paradoxale
A perfect moment, Mars 2019
Mars 2019. Une promenade sur le bord du fleuve St-Laurent, lors d'un week-end chez la sœur de mon conjoint, à la Pocatière. Nous nous promenons tous ensemble, la famille, les cousins-cousines, il fait beau, encore froid mais le soleil brille de mille feux et je me sens bien, je me sens en paix, je me dis, "Tout est bien comme ça, notre famille est parfaite comme elle est." Au départ, je voulais deux enfants, mais j'ai trouvé bien difficile la maternité et bien que j'aime mon ainé de tout mon cœur et de toute mon âme, le désir d'un deuxième enfant n'est finalement jamais venu. Je me sentais mal face à cette situation, jusqu'à ce moment, où je l'ai acceptée. J'ai ressenti un profond sentiment de plénitude. Mais cette plénitude était paradoxale, puisque, je ne le savais pas encore, mais j'étais à ce moment enceinte de mon deuxième garçon, mon bébé surprise! Celui qui est venu dans ma vie pour m'apprendre la Joie. J'ai lu plus tard que certaines femmes ressentaient ce sentiment de plénitude au début de la grossesse - c'était peut-être ça, une histoire d'hormones, une intuition ou quelque chose comme ça. C'est en tout cas assez spécial, des moments et des émotions comme on n'en ressent pas souvent dans une vie, même pour une personne très émotive et sensible comme moi. C'est peut-être juste parce que la vie n'est pas linéaire mais bien cyclique, donc certaines intuitons sont possibles ou même, pourquoi pas, la nostalgie d'un temps qui n'existe pas encore...
A distant memory of now, Avril 2021


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